Vous vous plaignez de Douleur (mal de dos, mal de tête…) ; à l’opposé de certaines douleurs qui disparaissent avec le traitement de leur cause, d’autres peuvent persister malgré la mise en route de traitements, qui se sont révélés inefficaces.
La notion de durée est capitale pour comprendre à la fois la fonction de la douleur, les types de douleurs, leurs mécanismes, mais aussi pour appréhender les différentes approches thérapeutiques possibles.
Vous avez consulté à de multiples reprises et subi de nombreux examens. Tous les examens utiles ont été faits et, malgré cela, les traitements poursuivis n’améliorent pas ou peu votre douleur. Cette douleur persistante vous perturbe psychologiquement. Elle génère de la fatigue, de l’inquiétude, du stress, de la dépression ; et vous vous questionnez sur la cause exacte de cette douleur ; vous doutez des diagnostics émis, des traitements proposés et craignez leurs effets secondaires.
On a pu remettre en cause la réalité de votre douleur (« douleur imaginaire », « c’est dans votre tête »), et vous vous êtes dit : « on ne me croit pas ». Mais la douleur que vous ressentez est bien réelle. La prise en charge d’une douleur chronique pour son amélioration voire sa disparition, nécessite votre participation active, et il est important :
Les douleurs sont retrouvées dans de nombreuses spécialités médicales et chirurgicales. Elles concernent plus de la moitié des motifs de consultations médicales.
On différencie selon le mode d’apparition et d’évolution les douleurs aigues et les douleurs chroniques.
La découverte de l’origine de la douleur aigue permet le plus souvent sa prise en charge par le traitement de la cause associé aux médicaments de la douleur (antalgiques).
Mais il n’en est pas de même pour la douleur chronique qui se définit par l’évolution sur une durée supérieure à 3 ou 6 mois.
Les douleurs aigues et chroniques se différencient sur de nombreux points : leurs causes, leurs mécanismes, leurs caractéristiques, leurs évolutions, leurs retentissements sur la vie du patient et leurs prises en charge.
Les douleurs chroniques peuvent apparaître secondairement à :
Les caractéristiques de la douleur chronique, sont le plus souvent très particulières, et le patient qui les décrit, fait bien remarquer qu’il ne s’agit pas de douleurs « habituelles ».
La douleur chronique, envahit de façon constante, la vie du patient ; elle a des conséquences importantes sur sa vie au quotidien, induisant des modifications de son comportement tant au plan familial, professionnel et dans toute sa vie relationnelle.
La prise en charge de la douleur chronique, ne se résume pas comme dans la douleur aigue au traitement de la cause, mais nécessite le plus souvent, une prise en charge plus globale, faisant appel aux médicaments de la douleur, aux techniques physiques (kinésithérapie, neurostimulation transcutanée…), à la relaxation et la sophrologie, à une aide psychologique si besoin.
Cette prise en charge apparaît donc multiple et nécessite pour ce faire une mise en commun des compétences par les différents acteurs de la santé (médecins algologues, médecins spécialistes, psychologues, infirmières, kinésithérapeutes…) : il s’agit d’une prise en charge pluri-disciplinaire.
L’augmentation importante des demandes de consultations de douleur chronique, due à la sensibilisation croissante auprès des professionnels et de la population, a entraîné des difficultés et des retards de prise en charge des patients.
Cette situation a justifié un nouveau mode de fonctionnement. Pour ce faire une organisation en réseau a été proposée au département de la Sarthe. Il est le premier réseau ville – structures sanitaires des Pays de la Loire. Il est opérationnel depuis 2004.
Le RESEAU DOULEUR permet donc de fédérer et de mettre en commun les compétences ces différents acteurs de soins : professionnels des structures sanitaires et libéraux, médecins, infirmières, kinésithérapeutes, psychologues, chirurgiens dentistes… afin :